mercredi 15 janvier 2014

Jacques Séguéla : "le livre est le plus sérieux des outils de com’"

Invité de la chronique "Dernières pages avant la nuit" sur France info ce mardi 14 janvier, le publicitaire Jacques Séguéla est revenu sur les livres qui l’ont marqué et a évoqué le rapport entre publicité et littérature.

"Je suis parti faire le tour du monde très jeune à 24 ans et j’avais dix livres, qui allaient du Voyage au bout de la nuit deCéline à Hemingway ou Dos Passos", explique le publicitaire et ancien conseiller en communication de François Mittérrand et Nicolas Sarkozy au micro de France Info. "En revenant à Paris, les gens qui m’ont aidé à lancer mon premier livre qui raconte ce voyage m’ont obligé à lire cent livres, qui allaient alors de Drieu la Rochelle àBuzzati." C’est ainsi que le "petit provincial qui ne connaissait pas la lecture" a pu rattraper son retard.

Sur le rapport entre littérature et publicité

De ces cent ouvrages, Jacques Séguéla retiendra l’importance de l’écrit et des mots. Le livre, qu’il se lise en papier ou en tablette, demeure selon lui "le plus sérieux des outils de com’". Le livre se distingue de la communication par sms. Il rappelle ainsi l’importance de l’écriture et déplore la numérisation de son apprentissage : "quand je pense qu’aux Etats-Unis, 40 Etats sur 50 ont interdit d’apprendre à lire et à écrire par l’écriture à la main, et qu’on oblige les gosses à taper leur alphabet sur une tablette, c’est une déstructuration de siècles et de siècles de culture". Louis-Ferdinand Céline est son auteur favori, ce qui ne l’empêche pas d’apprécier également Prévert, dont il dit avoir tiré son goût pour la publicité. D’ailleurs, Séguéla fait un lien entre la poésie et la publicité. Pour lui, "la publicité est la poésie de la rue. (...) Hélas, elle est commerciale", poursuit-il.

La presse vue comme le "livre de la vie"

Enfin, le publicitaire évoque son amour inconditionnel pour la presse. Son "roman quotidien, c’est la presse. (…) Avec la journée qu’on a vécue aujourd’hui [allusion au discours présidentielle et à l’affaire Hollande-Gayet], ce n’est même plus la peine de demander à Dos Passos, à Hemingway ou à Drieu la Rochelle de nous écrire un livre".

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