samedi 25 novembre 2017

Jacques Séguéla, l'amant de la pub - Infopresse



À l'occasion de Plateforme(s) - Le sommet québécois des médias, un des pères fondateurs de la publicité en France, Jacques Séguéla, a expliqué que l'avenir des médias sera guidé par la passion des grandes idées plutôt que par les données. 


D'entrée de jeu, le vice-président de Havas, fait remarquer que sa première campagne date d'il y a plus de 60 ans. Il a d'abord été docteur en pharmacie avant d'entreprendre une courte carrière en journalisme. 

Lorsqu'il a voulu ouvrir son propre journal, à 30 ans, on lui a dit que la presse allait mourir et qu'il devait plutôt se diriger vers un métier d'avenir comme la publicité. «C'est là que je suis devenu amoureux fou, se souvient-il. Amoureux à en hurler de bonheur tous les matins. Avec l'intention de ne pas prendre ma retraite avant mes 100 ans.»

Pour l'homme qui a vécu un véritable coup de foudre en découvrant la publicité, la réputation du milieu était loin d'être aussi favorable à cette époque. «Ma mère refusait de me présenter comme un publicitaire. La publicité était mal vue, c'est pour cette raison que je l'aimais tant.»


La tête, le cœur et l'argent 

Selon Jacques Séguéla, il existe trois façons de faire de la publicité. Celle qui vient du cœur pour aller vers la tête, l'autre qui part de la tête pour se rendre au cœur et, finalement, la publicité «américaine», qui transige de la tête au portefeuille. 

Le géant de la publicité croît plus que tout que les publicitaires ont un combat commun à mener, celui de «relever la créativité dans la francophonie».

Il souhaite d'ailleurs un retour nuancé aux grandes années de la publicité. «La publicité des années 80, où tout était possible, où rien n’arrêtait les publicitaires… c’est ça qu’il faut retrouver.»

Le printemps et l'acte de désir

Comment définir la publicité? Même après avoir consacré une grande partie de sa vie à cette discipline, Jacques Séguéla dit n'avoir qu'une réponse: «Que devient la neige quand elle fond? Certains répondront de l'eau. C'est la réponse banale. Quand la neige fond, elle devient le printemps. C'est ça, la publicité, créer le printemps.»

Alors que de plus en plus d'entreprises pensent en matière de données, Jacques Séguéla aime plutôt croire au pouvoir des grandes idées. «Notre devoir, c’est de faire avec de vulgaires produits un acte de désir irrépressible. Si votre idée n'est pas une boule de neige, qu'elle ne donne pas envie à quelqu'un de la partager, elle est foutue.» 

D'ailleurs, si pour Jacques Séguéla la donnée est devenue une drogue pour les publicitaires, il tient à préciser que les idées sont «la seule manière de lutter contre l'intelligence artificielle et la donnée, c'est devenir des agents de changement».

Au final, l'homme qui a exercé son métier avec passion durant toutes ces années, croit non seulement au pouvoir des idées, mais à l'émotion qu'elles génèrent. «Il faut passer de la persuasion à la participation, de la présence à la cohérence, de la création à l’invention, de l’ordinateur à l’ordinacœur. Parce que le plus important, dans tout ce qu'on fait, c'est d'aimer.»

Photo: Sandra Larochelle

lundi 24 juillet 2017

Ma Planète Green ... Un autre regard sur la planète


Pourquoi on se souviendra de la photo officielle de Macron

Nous ne regardons pas les photos, ce sont elles qui nous regardent, celle-ci va plonger dans l’inconscient de tous les Français.





Ce n'est pas une photo mais une image. Une image présidentielle, celle qui reste dans les mémoires quand on a tout oublié, celle qui reste dans les manuels d'histoire.

Emmanuel Macron n'a pas choisi le portrait, cher à ses prédécesseurs, mais le symbole.


Valéry Giscard d'Estain s'est rangé à la France, François Mitterrand aux livres... ses premiers amours, François Hollande au jardin, comme déjà en vacances. Lui a opté pour le double drapeau, de son premier et son second pays. Mettre un peu d'Europe jusqu'au fond de nos campagnes est une bonne chose, exit le Frexit. Pour son bureau aussi il n'a pas voulu hériter non plus de ces prédécesseurs obsédés par le dégagisme, il a changé le mobilier.


Le bureau tourne le dos à la lumière du parc, il est orienté face à ses visiteurs pour mieux les regarder dans les yeux. J'ai dit dans les yeux.

Nous ne regardons pas les photos, ce sont elles qui nous regardent, celle-ci va plonger dans l'inconscient de tous les Français. A l'heure de la photo jetable, à peine cliquée, déjà Instagrammée et aussitôt désintégrée, elle témoigne de l'horloge du temps.


Bref pas un cliché, un message, qui va jusqu'au choix du photographe. Pas à la mode mais en confiance tel Jacques-Henri Lartigue (Valery Giscard d'Estaing), Raymond Depardon (François Hollande) et Bettina Rheims (Jacques Chirac). Soazig de la Moissonnière, le pro qui le suit depuis les premiers pas d'En Marche.


Le cadrage nous a évité l'étalage marketing sur le bureau des mémoires de guerre, du Rouge et du Noir et des nourritures terrestres. Bonne chose: pro c'est pro.

mercredi 7 juin 2017

Jacques Séguéla : «Les médias ont favorisé l’élection d’Emmanuel Macron parce qu’ils ont tué Fillon» par RT en Francais



Communicant, publicitaire et écrivain, ayant fait quelque 20 campagnes présidentielles, Jacques Séguéla explique à RT France le «phénomène Macron», le futur des campagnes politiques et le rôle des médias traditionnels. 


«Les bébés sont là pour changer le monde, à condition qu’ils grandissent», note le communicant politique Jacques Séguéla en expliquant le surnom qu'il a donné à Emmanuel Macron, «bébé Cadum de la politique», après une conférence à l’Institut des relations internationales de Moscou, le MGIMO, sur la communication.

Pour Jacques Séguéla, Macron est une espèce de bébé surdoué qui a tout compris de la politique, de la communication mais surtout de l’évolution sociétale. «Au lieu de faire une campagne politique comme tous ses concurrents en France il a fait une campagne sociétale qui a au début surpris les Français», explique le gourou de la com’ pour qui l’actuel président a révolutionné tous les codes de la communication politique. Jacques Séguéla a d’ailleurs critiqué l’ancien slogan d’Emmanuel Macron «ni de gauche ni de droite» expliquant : «En publicité il ne faut jamais être négatif, la première force de Macron c’est l’optimisme», explique le communicant qui lui a fait changer de slogan pour «de gauche et de droite».

Une chose qui reste sûre pour Jacques Séguéla est que l’élection est toujours dans les mains des médias. D’où l’échec du candidat des Républicains François Fillon, qui n’a pas pu sortir de sa crise. Empêtré dans ses affaires judiciaires, il n’a jamais pu prouver son honnêteté. François Fillon a ainsi été débordé par les médias, juge Jacques Séguéla.

«Ce sont les médias qui ont favorisé l’élection d’Emmanuel Macron parce qu’ils ont tué Fillon tout comme Marine Le Pen», affirme le communicant. Cependant pour lui, les médias sont arrivés après l’opinion publique : d’abord des intellectuels, et puis l’ensemble de la population qui «s’est macronisée».

«Il ne faut pas croire que les sondages se trompent», explique Jacques Séguéla. «Les sondages sont en retard parce que ce sont les photocopies du passé». Pour lui, aujourd’hui l’élection se décide la dernière semaine, de surcroît, à en croire le communicant, 15% des votants quittent leur maison le jour de l’élection sans savoir pour qui ils vont voter. Ce qui fait que les sondages qui s’arrêtent plus de 48 heures avant le résultat ne perçoivent pas le mouvement qui va basculer.

«Le peuple veut le changement», estime Jacques Séguéla. Selon lui, ce qui a tué Hillary Clinton, ce n’est pas sa campagne mais le fait qu’elle faisait partie du clan Clinton et aussi le phénomène du «dégagisme» cher à Jean-Luc Mélenchon. 

Quant au rôle des médias, Jacques Séguéla est persuadé que les médias traditionnels ne sont pas en train de céder leur rôle au numérique. C’est la télévision et le débat qui priment dans les campagnes politiques, estime le communicant, citant l’échec flagrant de Marine Le Pen lors son débat télévisé avec Emmanuel Macron la veille du deuxième tour. «La télévision restera toujours, en tout cas pour la prochaine campagne présidentielle», affirme Jacques Séguéla pour qui internet servira de moyen de communication pour accélérer des mouvements et surtout entraîner les jeunes vers l’élection.


mardi 9 mai 2017

L'Heure des Pros du 08/05/2017

Du lundi au vendredi, de 9h à 10h, Pascal Praud et ses invités débattent sur les grands thèmes de l'actualité dans #HDPros


L'Heure des Pros du 08/05/2017 par CNEWS