vendredi 9 novembre 2012

EXCLUSIF - Affaire Dati: Plusieurs grands noms de la communication en colère contre Le Point



Ce vendredi matin, sur RTL , Rachida Dati a poussé un gros coup de gueule contre l'hebdomadaire " Le Point ", avant de s'en prendre à son patron Franz-Olivier Giebert. 
L'ex-garde des Sceaux a également annoncé en direct qu'elle allait déposer plainte "au pénal contre Monsieur Giesbert et sa bande de journalistes, car il a fallu cinq journalistes pour enquêter sur ma vie."
Dans son dernier numéro, l'hebdomadaire a en effet consacré un article à Rachida Dati intitulé "L'incroyable histoire de Rachida Dati", dans lequel l'un des conseillers de l'époque, qui a souhaité garder l'anonymat, a affirmé que: "Son ministère, c'était celui de la com' [...] Elle faisait appel à une armée de communicants. Anne Méaux, Jacques Séguéla, Pierre Giacometti ou Maurice Lévy: tous travaillaient en même temps pour elle. Comme elle est toujours en retard, il arrivait parfois que l'un ou l'autre se croisent dans les couloirs. La scène était assez cocasse..."
Suite à la publication de ce dossier, les grands noms de la communication qui ont été cités ont écrit au patron de l’hebdomadaire pour manifester leur mécontentement.

Jeanmarcmorandini.com s’est procuré en exclusivité plusieurs courriers qui ont été envoyés à Franz-Olivier Giesbert, de la part de Maurice Lévy, Jacques Séguéla, Claude Guéant, et de Pierre Giascometti.

Voici quelques extraits en excusivité des courriers qu’ils ont adressé au patron du Point :

Maurice Lévy, PDG de Publicis, écrit : "Comme tu le sais, j'ai toujours eu pour Le Point et ses journalistes le plus grand respect. […] ils n'ont pas pris contact avec moi pour vérifier « l'info » mais, en outre, s'ils avaient fait la moindre recherche, même sur Google, ils auraient pu savoir que ni Publicis, ni moi ne travaillons pour aucun homme ou femme ou parti politique. […] Je suis franchement déçu que l'on puisse écrire des choses aussi sérieuses et importantes sans les vérifier. Il suffisait d'un coup de fil ou d'un e-mail pour éviter cette bévue."

Jacques SEGUELA, cofondateur de l'agence de communication RSCG, fustige: 
"Cette allégation est parfaitement mensongère, je n'ai jamais eu de contrat de collaboration avec la Ministre de la Justice, que je n'ai que très peu rencontrée. L'accuser d'avoir abuser des deniers de l'Etat pour soigner son image (plutôt très bien portante) me semble outrancier et malveillant.
Rachida Dati me semble suffisamment experte en la matière pour ne pas nécessiter l'aide de communicants.
Désolé pour les « petits pois » qui, selon vous, colportent cette aberration, ils ne sont pas « ceux qu'on a toujours besoin d'avoir chez soi », comme le prônait la Pub d'antan."

Claude GUEANT, ancien ministre de l'Intérieur, déclare: « Ses auteurs écrivent, avec cependant la prudence d’un conditionnel qu’en 2010 je « l’aurais recommandée auprès de grandes entreprises ». Ils ont eu raison d’utiliser le conditionnel car ce n’est pas exact. 
Ils affirment en revanche que je serais intervenu pour qu’elle quitte en 2008 un appartement qui lui aurait été prêté. Ce n’est pas davantage exact. »

Pierre GIACOMETTI , ancien directeur général d'Ipsos France, et depuis 2008 président du cabinet « Giacometti Péron & Associés », a démenti formellement ces informations, et a déclaré dans son courrier: « La bonne relation que j’ai avec les équipes du Point m’incitait à penser qu’il était parfaitement envisageable de m’appeler pour vérifier ces informations fantaisistes. »

Et de conclure : « La rigueur du Point doit rester légendaire ! ».

D'apres Morandini blog 

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