lundi 16 décembre 2013

« Nicolas Sarkozy reviendra sur le rassemblement » - ledauphine.com



C’est l’homme qui a associé la publicité à la politique. Jacques Séguéla a inventé le slogan “La force tranquille” qui a, en partie, permis à François Mitterand de devenir président en 1981. Un slogan qui lui sied aussi à merveille. « Sauf que je n’ai pas trouvé le temps de la méditation comme lui. »

À ses yeux, l’homme politique est « le plus beau produit qui soit. C’est un homme marque, avec un slogan comme dans une campagne publicitaire normale. Pourtant ce n’est pas du commerce, ça demande une éthique, un engagement total, c’est l’engagement du futur de la France ». Avec le recul, l’actuel vice-président d’Havas juge la fameuse “Force tranquille” : « C’était un slogan de droite, sur une affiche assez pessimiste en plus ! »

Appliquer sa définition de la publicité à la politique (« “Un mensonge qui dit la vérité”, après c’est au produit de tenir la promesse ») lui a longtemps porté chance. Et à ses candidats aussi. « J’ai fait 19 campagnes, toutes gagnées, avant de perdre ma 20e avec Jospin. J’ai encore sur le cœur d’avoir participé à cette défaite. Pendant trois mois, j’ai vécu ça comme un deuil, presqu’une déprime, moi qui dis merde à la déprime [titre de son dernier livre, NDLR]. »

Mais Jacques Séguéla pourrait bien renouer avec la politique en 2017, aux côtés de son ami Nicolas Sarkozy. « Je me battrai pour lui. Je lui souhaite de revenir. C’est le seul qui puisse tenir tête à Hollande qui, soit dit en passant, est plus malin que les sondages ne le disent. Mais je ne pense pas qu’il prenne les bonnes décisions pour redresser la situation économique. »
«Il faut qu’il sente que les Français ont envie de son retour»

Pour Séguéla, 2014 sera une année charnière : « Hollande doit inverser le chômage, créer du pouvoir d’achat et réussir la reprise économique. S’il réussit les trois, il a gagné, à deux, il peut s’en sortir. Pour Sarkozy, il faut que la France soit à terre, et elle est très mal. Et il faut qu’il sente que les Français ont envie de son retour, parce qu’il répond à la nécessité. »

Le publicitaire l’assure, « si Nicolas revient, ce sera avec des têtes nouvelles, des idées nouvelles et une gouvernance différente, et les Français comprendront qu’il a changé. Ses conférences, rencontrer les grands de ce monde, les financiers, les scientifiques pour comprendre où va le monde, la place de la France, c’est un atout considérable. »

Jacques Séguéla s’avance même : « Pour son retour, il choisira l’ouverture. Il a déjà essayé, mais il l’a mal faite. Il reviendra sur le rassemblement ». Suffisant pour séduire ceux que Séguéla surnomme les “consommacteurs” et les “élacteurs” ?

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