lundi 22 octobre 2012

SOYEZ WINNEUSE - Le XXIè siècle sera féminin ou ne sera pas

- Quand la femme prendra-t-elle le pouvoir ? 
- Quand il faudra le balayer ? 
Lola Séguéla (9 ans) 

         


Le monde est né masculin-féminin, mais Dieu avait un sexe et donna le pouvoir à l’homme. Depuis la nuit des temps, nos deux sexes sont séparés, codifiés, hiérarchisés à la faveur du mâle. Nous sommes filles et fils d’une culture patriarcale, un machisme qui était une donnée naturelle. Survie, travaux manuels, guerres, tout exigeait la force. Religion et philosophie, d’essence bien évidemment masculine, eurent tôt fait de théoriser cet état de fait pour le légitimer. Le sexe faible fut réduit au « Sois belle et tais-toi ». On aurait pu croire ce casting biblique immuable. L’eau et les siècles coulèrent sous les ponts. Tour à tour l’urbanisation, le déracinement rural, le machinisme industriel, puis l’économie de bureau donnèrent enfin sa chance à la gente féminine. La scolarisation systématique, les combats syndicaux, la légalisation du divorce, la perte d’influence des religions, l’accès massif à la contraception feront le reste, sans oublier la scolarisation précoce des tout-petits (50% des deux ans, 95% des trois ans sont à l’école maternelle). 

Nous, les Français, croyons toujours inventer les changements de mœurs. Péché d’orgueil, c’est aux Etats-Unis que l’irréversible bouleversement déferla aux aurores des fifties. Pour la première fois, les cols blancs dépassèrent les cols bleus, l’ère industrielle prenait fin. Une nouvelle société s’amorçait : commercialisation de l’ordinateur, mort des magazines de masse, accroissement des publications spécialisées, avènement du réacteur. La décennie commencée avec les amants de Berkeley, allait s’achever sur l’assassinat de John Kennedy et lancer au passage le spoutnik et la pilule. Les vieilles structures ne purent résister à l’onde de choc : les pouvoirs se renversèrent, la donne changea de main, les clercs la prirent aux notaires, les patients aux médecins, les administrés aux politiques et sans complexe, les femmes aux hommes. Le féminisme naquit ainsi sur les cendres encore chaudes de l’industrialisme. 
Chez nous, la femme Française devra attendre 1920 pour pouvoir adhérer à un syndicat sans l’autorisation de son mari, 1936 pour entrer dans un gouvernement, 1945 pour bénéficier du droit de vote, 1965 pour exercer une activité sans le consentement conjugal, 1983 pour jouir de l’égalité professionnelle et 1985 pour décider librement de la gestion de ses biens familiaux et de l’éducation de ses enfants. Notre pays, qui se veut celui de l’égalité, ne l’a jamais été de bon cœur lorsqu’il s’agissait de celle des sexes. Nous sommes septième au palmarès mondial de l’anti-machisme. Une place de cancre, juste avant le Japon. Les pays Nordiques sont en tête, suivis des Etats-Unis et du Canada. 

                                  
                                      Chistine Lagarde, Directrice du FMI.

Et pourtant, quel chemin parcouru ! C’est la guerre de 14-18 qui révéla aux hommes que les femmes pouvaient, sans eux, faire tourner la machine économique. De retour, les guerriers, forts de leur victoire, reprirent en chantant les rênes des affaires. Mais le ver était dans le fruit, de « suffragette » en garçonne, la gente féminine prit à son tour les armes. La plus sauvage des guerres sociologiques débutait. L’extraordinaire fut que, dans l’aveuglement de leur virilité, les hommes n’ont rien vu, rien compris, rien tenté. Tout combat a son paroxysme, nous le vécûmes après l’Amérique dans les 60 et 70. Des temps de fureur féministe qui faillirent bien avoir raison du couple. Au programme, trois revendications fondamentales : l’égalité des chances dans le système scolaire, le droit à l’individualisme, la libre propriété de son corps et de ses fonctions reproductrices. L’aggravation de la répression des viols, des brutalités conjugales et du harcèlement sexuel, allant de pair avec la législation de la contraception et de l’avortement, s’enchainèrent. Les premières victoires s’amoncelèrent, très vite le modèle de la femme libérée commença d’infléchir dans sa course celle de l’humanité. Il suffit de voir les efforts que déploient à le combattre les intégrismes religieux pour se douter qu’il va changer le monde. 
Mais que de chemin reste à faire. Il n’existe toujours pas de féminin à décideur, ni à manager et d’une femme qui réussit, on dit « qu’elle a des couilles » comme pour mieux la séparer du reste de ses congénères. 
Qu’importe, la révolution féminine est en place et rien ni personne ne l’arrêtera. La condition féminine a plus évolué au cours des trente dernières années qu’au cours des siècles précédents. Les femmes ont pris les deux tiers des millions d’emplois créés dans le domaine de l’information. Elles continueront de le faire. Les hommes se sont acharnés à s’investir dans l’industrie lourde – une espèce en voie de disparition – ou dans l’automobile qui a choisi la délocalisation. Dans la foulée, les esprits progressent. Porter ses attributs en bandoulière n’est plus un atout, c’est une tare. Le pouvoir à encore un sexe, mais pour combien de temps. Demain ce n’est plus la différence génétique mais culturelle qui fera la loi. La suprématie masculine est fondée sur la puissance, cette sacrée vieille loi du plus fort ! Mais les lois de la nature humaine évoluent : nous quittons l’économie du muscle pour aborder celle de l’affect. Le mâle a du souci à se faire. 

L’histoire prend son temps mais la marche est inexorable. Une douzaine de femmes à travers le monde ont pris la tête de leurs pays. De Michelle Bachelet, la présidente du Chili, à Cristina Kirchner qui préside aux destinées de l’Argentine, en passant par Dilma Rousseff qui a succédé à Lulla pour conduire le Brésil et Laura Chinchilla, Première Présidente du Costa Rica, l’Amérique du Sud nous montre la voie. 

                   
                      Indra K. Nooyi, Présidente de Pepsico

En Europe, Angela Merkel désignée par la presse US « la femme de pouvoir la plus importante de l’année», mène avec la Présidente de la Lituanie et celle de la Suisse, la conquête féminine de l’Europe. Portée plus haute encore par la première ministre d’Islande, première à décliner son homosexualité pour mieux mettre en place la légalisation du mariage homo… et épouser sa compagne. A contrario, ni l’Amérique et l’Afrique, pas plus que la France, l’Espagne, ou l’Italie, ne mettent réellement en place la féminisation du pouvoir, tour à tour Ségolène Royale et Martine Aubry en ont pâti. Chacun parle d’équité mais l’égalité des chances et des postes suprêmes leur reste clos. 
Le monde des affaires se montre plus ouvert. Les 5 femmes les plus puissantes du globe sont made in USA et dirigent PepsiCo, Xerox, Ebay, Kaftfood. La France, elle, a cru bon de déposséder de son titre, la Présidente d’Areva, Anne Lauvergeon, qui ajoute le charme à l’autorité au le talentueux professionnalisme. Plus machiste que nos politiques tu meurs ! 
Rien n’arrêtera la vague rose. En Europe, la création d’entreprise est majoritairement féminine, le monde des diplômées titulaires d’une licence ne cesse d’augmenter. Hélas, la parité des salaires ne suit pas, en Europe comme aux US l’écart reste a 20%, une honte ! 

                            
                                 Cristina Fernandez de Kirchner, présidente de l'Argentine.

D’autant qu’au delà du pouvoir d’achat, les discriminations anti- féminines, conduit les femmes à deux fois plus de risques de pauvreté et d’illettrisme (deux illettrés sur trois sont du sexe faible). Elles courent plus de risque de chômage comme de sécurité de l’emploie, connaissent plus de difficultés à accéder au savoir, à l’éducation, au financement. 
Erreur d’aiguillage de notre société archaïque, les femmes fourmis à contrario des hommes cigales injectent 90% de leurs revenues dans leurs familles et leurs communautés. La meilleure arme anticrise qui soit. 

Qu’importe, la nouvelle puissance est celle de l’influence. Une façon de diriger autrement en laissant ses adversaires s’affronter pour imposer en fin de lutte un compromis doté du minimum de dysharmonie. C’est l’envers de la méthode mâle : implication affective plutôt que rationalisation, persuasion plutôt que passage en force, intuition avant rigueur, consensus et non autorité. Les hommes dirigent depuis deux mille ans le monde selon les règles de la boxe. Les femmes vont prendre le relais en pratiquant les arts martiaux. Banzaï ! 
La guerre des sexes s’achève et, comme dans tout conflit, il y a un vainqueur et un vaincu. Juste retour des choses, l’émancipation féminine tournera à la domination. N’est ce pas la finalité de toute révolution ? La répartition des forces sur les planches du théâtre social, économique, culturel et politique va s’inverser, le troisième millénaire sera féminin ou ne sera pas. Dur, dur pour les descendants d’Astérix. 

   En Europe, Angela Merkel, désignée par la presse US "la femme de pouvoir la plus importante de
   l'année"

Changement d’ère, changement d’air, nous passerons de l’autorité guerrière à l’autorité de concertation. Elle sera la petite mort des représentants de cette pugnacité agressive, de ce polémisme intolérant, de cette opposition systématique qui a fait les beaux jours de nos élus. La prochaine génération changera de manière. Moins d’égocentrisme, plus de fédéralisme, moins de technocratie, plus de sens pratique et avant tout, plus de tolérance, d’éthique et de foi. L’élue de nos cœurs alliera contrôle de soi, volonté de régler les situations conflictuelles et capacité de synthèse. Au menu, écoute et dialogue. Fin de la décision solitaire et du consensus mou, événement de l’action communautaire et du consensus positif. Fin du visionnaire sûr de soi, longue vie au fédérateur et, mieux, à la fédératrice des aspirations collectives. Adieu gourous omnipotents et enfarinés (il est temps que je prenne ma retraite.), vive les leaders catalyseurs. Une race pas encore éclose, mais qui sera la classe régnante de demain 
Ne vous y trompez pas, ce nouveau décideur restera un boss. L’erreur serait de confondre consensus et mollesse, écoute et indécision, souplesse et laisser-faire, patience et attentisme. La concertation n’est pas reculade, pas plus que le charisme n’est sentimentalisme. Le drame pour la France est que cette évolution, qui sera européenne, puis mondiale, reste aux antipodes de notre administration technocratique et gestionnaire. Combien lui faudra-t-il d’années pour lessiver les têtes de nos hauts fonctionnaires. 

Une civilisation « matri-harmonique » se dessine. Elle sera mobilisation, plus que coercition, animation, plus qu’encadrement, psychologie autant que social, spiritualité avant matérialisme. Marlaux ne l’avait-il pas prédit ? 


            
               Dilma Rousseff, présidente du Brésil.

Out : cette culture au masculin qui s’investit d’un pouvoir de décision sans autre justification qui hiérarchique. 
In : une logique féminine qui reconnaîtra à chacun un rôle décisionnel pour mieux atteindre un équilibre collectif. La working girl n’aura vécu qu’un seul été cinématographique. L’entreprise prendra des allures de Club Med. La femme (ou ses valeurs incarnées par un homme) y régnera en maître et non plus en maîtresse. Revalorisation humaine et professionnelle, entente cordiale à tous les échelons, tendresse et respect en prime, la pédégère version assistante sociale aura pris la relève du P.-D.G. serial killer. 
Hier la réussite s’estimait en nombre de guerriers, de campagnes, de conquêtes, puis de collaborateurs, d’usines, de parts de marché, de profit. Le pilotage des affaires était rationnel, guidé par les statistiques. La productivité, affaire d’organisation, le rendement, de mobilisation humaine. Le travailleur de force ne comprenant justement que la force, on en usa, on en abusa. Vivre le taylorisme ! Un concept qui rime avec machisme. D’ailleurs, les femmes progressent encore trop souvent dans la hiérarchie en adoptant les valeurs masculines. Il est temps pour elle d’inverser le courent. 

    Rachida Dati, membre UMP, députée européenne et magistrate

Les séries télévisées, nouvel opium du peuple, sont le reflet de nos angoisses comme de nos attentes. Le sempiternel super héro masculin, flic ou voyou, Spiderman ou Batman, Rocky ou Indiana Jones a fini par, céder en partie, la place aux héroïnes féminines : Nurse Jacky, Good Wife, Damage… Hélas, encore soumises à la loi du plus fort, dans leurs scripts généralement écrit par des plumes masculines. Pour réussir pas d’autres choix que d’utiliser à leurs profits les règles du jeu des hommes, que d’abandonner de leurs rôles de mère, d’épouse, la femme d’intérieur passé sous silence, que de se draper dans une sur-autorité pour exister. Erreur de cap, elles retardèrent dans leur émancipation « à la masculine », la marche du siècle. Leur promotion n’est qu’abandon. Elles auraient pu vingt ans plus tôt changer le monde du travail, c’est lui qui les changea. Du moins, pour un temps. Le réflexe anticrise reste majoritairement viril : on met en sursit la santé de l’organisme en se séparant de ses membres. Facile de gérer en virant les gens, mais de courte vue. A force de fabriquer des chômeurs, on fabrique du désespoir. Le mix conduit à la récession, nous y sommes. Les marchés s’effondrent, les faillites s’enchaînent, l’organisme meurt sain, mais meurt. 
Et dire que l’on glorifie encore nos patrons qui tranchent dans le vif, tuent à la chaine, liquident à tout-va au nom du sacro-saint principe de voir l’entreprise se « replier sur son vrai métier ». Autant de fossoyeurs élevés au stade de commandeurs qui ne seront plus longtemps de saison. A travailler dans la terreur du chômage, il n’y a plus d’impulsion. Conséquence : notre retard s’accroît. L’atavisme viril a fait son œuvre, il ne faut plus espérer qu’en un management à valeurs féminines pour nous sortir de la mélasse. 

En rupture avec la pensée monolithique, la planification brutale, la hiérarchie pyramidale et l’individualisme collectif, s’annonce l’entreprise agile. Elle se concentre sur ce qu’elle fait de mieux, sous-traite le reste de ses activités. Elle développe, des relations interprofessionnelles médiatisées ou directes soudant ainsi affectivement une firme de plus en plus virtuelle. 
Jour après jour, l’évidence se fait : seules les nouvelles valeurs « matri-harmoniques » pourront remobiliser les énergies, inventer de nouveaux schémas et vaincre la crise. Les qualités viriles ont un handicap rédhibitoire : elles paralysent l’intelligence. Le « faites ce que l’on vous dit », mot d’ordre de l’entreprise classique est le coupe-circuit à toute initiative. La devise du troisième millénaire sera : « Faites ce que vous sentez. » Il nous faudra faire éclore ces moyens jusqu’ici laissés en jachère : une persuasion patiente, une influence incitative, des réseaux interactifs, des liens affectifs, la recherche du compromis, le partenariat, la consultation systématique et la communication interne. Et par-dessus tout, l’empathie, ce don de sentir d’emblée la personne qui est en face de vous et de la conduire sans la brusquer. 

Affaire de femmes s’il en est. Elever leurs enfants leur a appris que l’on ne peut pas les forcer. Cette douceur leur fait la vie plus belle, elles se suicident trois fois moins que nous, les mâles. Elles savent dire « peut-être » et pas simplement « oui » ou « non ». Elles arrondissent les angles de l’existence, alors que le sexe fort les brise. Leur chance est là. Cette tolérance, qui hier leur barrait la route de l’entreprise, leur ouvre aujourd’hui toutes les portes. 
Mère et maîtresse, femme d’intérieur et femme d’affaires, nos compagnes vivent quatre vies. Soixante pour cent des mecs n’accomplissent aucune tâche domestique, alors qu’une salariée y consacre quatre heures par jour en moyenne. Une injustice de plus en plus insoutenable : il y a belle lurette que le statut du mari nourrissant seul la famille est obsolète. En une génération, le taux des travailleurs en jupons a doublé. Si les femmes représentent 59% de la population du pays, elles n’en sont pas moins 45% de sa population active, avec, flottant dans l’air, cette insoutenable inégalité des salaires. Pour la même tâche, la feuille de paie masculine vaut 20% de plus. 
Seules les valeurs matriarcales peuvent sauver notre monde de la désintégration en marche : financière, politique, sociale. Mais quel male est il prêt, au font de lui même, à accepter ce renversement hiérarchique d’un pouvoir millénaire. 
Que les hommes se rassurent, cette avancée vers les valeurs matriarcales ne signifie pas la mort du sexe fort mais son obligation de les intégrer à son propre ADN s’il veut exister dans une société qui ce trompe de dieu depuis des lustres. En faisant du pouvoir, et son corollaire l’argent, le maitre du monde, ils ont laissé les financiers le pousser au bord du gouffre. Il est temps d’imposer un ordre moral différent, l’amour de l’autre qui n’exclut pas celui de soi, de la famille des amis, de la nature et cette insoutenable légèreté des choses simples. Inverser notre fuite en avant est la seule avancée possible. Nous sommes englués dans une boue matérialiste, égoïste, égocentrique, autocrate et machiste qui nous paralyse. 
Le capitalisme, ce mal nécessaire ne survivra que s’il se féminise. La révolution est en marche. Notre CAC40 compte 21% de femmes dans les conseils d’administration ; 65 ont été nommées cette année. Et Mercédès Erra, la Boss de notre agence star BETC, vient d’être nommée à celui d’Havas. Ouf !! 

                  
            Vincent Bolloré, president et Directeur Général du groupe Bolloré avec Jacques Séguéla.

Toute crise à sa sortie de crise. Celle-ci sera féminine, n’en déplaise a ceux qui se croient maitre du temps. Lui entame sa course. Nous quitterons ce tohu-bohu planétaire où tout le monde a une montre mais plus personne n’a le temps pour voguer vers les rives de la patience et de la persévérance. Bref, la femme n’est pas l’avenir de l’homme, mais de l’humanisme. Déjà, le gros de l’évolution des meurs en Inde, en Afrique, en Amérique du Sud lui est dû. Quoi de plus logique : en nous mettant au monde, ne sont-elles pas investies du devoir de le rendre meilleur ? 
Chaque bouleversement fait ses victimes. La provoc s’y brûlera les ailes, déjà le conformisme s’empare de nous. Gainsbarre et Coluche nous ont quitté au bon moment. Le monde se veut moraliste. De là à se retrouver Maccarthyste, il n’y a qu’un pas que l’Amérique est toujours prête à franchir. A nous de savoir passion garder. Mais la mue est inévitable. Seule heureuse conséquence à cette morne rentrée dans le rang, l’obligation d’une éthique qui pourrait bien nettoyer nos écuries d’Augias politiques, médiatiques et économiques. 
Cette inversion des mœurs, comme des valeurs, comme des systèmes c’est le défi des Femmes. Affaire de survie. Les hommes ont eu vingt siècle pour y parvenir, ils ont échoué. L’homme donne la mort, c’est la guerre. La femme donne la vie, c’est l’enfantement. Comment ne pas leur faire confiance pour changer ce siècle. 



Mesdames, Mesdemoiselles, c’est votre tour, Soyez Winneuses !! 





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